kids&co miscélléanées

et 4 mois plus tard …

8 February 2018

Cela faisait un moment que mes doigts n’avaient plus frénétiquement tapotés pour le blog… le dernier signe de vie remonte même à l’année dernière. Que le temps passe vite et que de nouvelles choses sont venues remplir ma vie depuis le dernier article.

Des nouveaux clients, de nouveaux projets pros et persos, des activités suspendues suite à une fin de grossesse assez fatiguante (et +19kg au compteur), et surtout… TOI, mon amour, mon fils, l’amour de ma vie, dont j’ai fait la connaissance le 14 novembre. Après m’avoir fait patienté 9 mois + 25h, tu as fait ton apparition, la tête en avant, sans me poser de lapin. Et là, c’était le grand chambardement pour le pire et surtout pour le meilleur, comme on dit. Petite boule de chair et de chaleur que l’on a posé sur moi et qui instinctivement s’est blottie contre ma poitrine et là comme un vertige, en un instant sentir que la terre s’arrête de tourner. Un regard vers le papa qui lui aussi se rend compte que tous ses doutes s’envolent et laissent place à un attachement inconditionnel. C’est donc ça le bonheur?

Je ne croyais pas trop trop aux récits de mamans disant que tu oublie tout et notamment la douleur de l’accouchement, que c’est le plus beaux moments de ta vie, … J’ai, dans le grands moments de ma propre vie, comme été anesthésié émotionnellement lors de moments douloureux ou très joyeux. Je pense que c’est ma faculté à me réfugier dans un monde imaginaire qui me permet de ne pas être touchée de plein fouet par la Vie et ses travers. Cependant, là, à 5h36 le matin du 14 novembre, j’ai pris la vie en pleine face et je me rappelle avoir pensé… Ok, en effet c’est loin d’être faux ces récits de bonnes femmes sur le fait de devenir maman. C’est The Moment qui compte plus que tout autre. C’est une rencontre avec la personne qui va le plus compter  et qui innocemment va remettre sa petite existence entre tes mains. C’est aussi une pression. Vais-je assurer sans le mode d’emploi? Vais-je être une bonne maman ? Vais-je tenir le coup quand il va pleurer? Des dizaines de sentiments se mêle dans la tête d’une maman toute neuve, toute fraîche. C’est le bowling des émotions. Un instant d’émerveillement laisse place à un stress de mal faire, une peur de ne pas pouvoir apaiser ses petits maux et l’envie furieuse qu’il grandisse loin des soucis…

Même à deux et avec un soutien incroyable de mon homme (c’est d’ailleurs rageant, on a l’impression qu’il a fait ça toute sa vie??!), ce mélange d’émotions m’a quelques peu fait perdre pied les premières semaines.  J’ai mis les 30 premières années de ma vie à me forger une personnalité, à prendre confiance en moi, à moins agir en fonction du regard des autres que pouf, un môme plus tard, il faut se confronter au jugement des autres sur la façon dont on devient mère, dont on donne les soins, dont on gère ce petit être, … car oui, pour moi, même si c’était un grand désir de passer ce cap, j’ai vraiment appris sur le tas. J’ai culpabilisé de ne pas être PARFAITE, j’ai stressé le papa de peur de ne pas faire “comme-c’est-marqué-sur-doctissimo” (grosse erreur de débutante, maintenant je le fais au feeling, le mien et celui de petit boy). Comme tous les parents avant nous, on a reçu un nombre incalculable de conseils contradictoires (le biberon chaud puis le biberon froid par exemple, les coliques et les reflux et la manière de gérer ça, les supports pour éviter la tête plate où encore la façon de mettre une couche peuvent être sujets à tension avec l’entourage, testé et approuvé). On nous a pété et répété que notre vie était fini, que nous allions nous terrer chez nous car le petit serait ingérable en société, que notre quotidien entier allait tourner autour de petit boy (non, non j’ai une vie à côté je vous jure et il me suit partout sans problèmes) et chose plus rare et qu’au final on a peu entendu de la part de notre entourage: on a découvert que la parentalité est un truc super cool, qu’on peut rester béa devant son enfant pendant des heures (alors que lui dort et n’en a rien à carrer) et que quand on est relax, bébé s’adapte et est cool lui aussi et qu’on vit pour le coup les moments les plus heureux de notre vie.

Alors, je fais la fière là en disant tout est beau, et les bisounours existent (sans doute pas l’endorphine produit par mon cerveau qui reprends vie depuis 4 jours que petit boy fait enfin ses nuits et que les gros cercles noirs violacés sous mes yeux s’estompent peu à peu. J’en viens d’ailleurs à me créer de nouveaux héros et héroïne dans mon panthéon : les mamans célibataire et les mamans allaitantes qui doivent se lever plusieurs fois par nuit, vous êtes des warriors et avez mon respect éternel). Moi, avec une moyenne de 6h de sommeil par nuit, une moyenne, vous l’avouerez, très honorable sur l’ensemble des jeunes parents, j’en arrivais à fonctionner au ralenti avec seulement 2 neurones et demi et des journées dans le coton, mi éveillée, mi-endormie.

Bref, je pourrais discuter comme ça pendant des heures mais au lieu de ça, j’ai pensé à faire une série d’article sous formes de questionnaires sur ce qui nous avraiment aidé (matériel de puériculture, incontournables objets) mas aussi sur les conseils qui ont été bénéfiques et ceux que nous avons préféré oublier direct sur les soins à apporter (en cas de colique par exemple, même si il n’y pas vraiment de remèdes et plus de tests pour trouver ce qui peut l’apaiser le plus). C’est un retour d’expérience que j’aurai aimé lire dès les premières semaines quand je me sentais un peu perdue. Je vais donc tout doucement commencer à faire toute une série d’article sur le thème de la maternité.

L’image demandée à Location-Delorean.fr – The Delorean Experience (qui nous avait prêté la delorean de Doc lors de notre mariage) avec nos deux dates de naissance entourant celle de petit boy !! 

Un seul conseil que nous gardons précieusement : Dans le tas des plus ou moins bons conseils donnés aux jeunes parents, on ne sait plus ou donner de la tête et discerner ce qui est bon pour son enfant. Dans le doute, on prends toujours ce qui nous arrange et ce qu’on pense être le mieux, et c’est très bien (les parents parfaits n’existent toujours pas, l’important étant de faire de son mieux).

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